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Tag.JPGNul quartier n’y échappe. Ce dimanche c’était le notre. Voilà le mal est fait ; il suffit d’un profond ennui, d’une ou de deux bombes de peinture volées sur un chantier et l’on peut espérer entrer dans l’étroite voie de la postérité.

Malheureusement le street-art a ses talents et (surtout) ses principes ; si le talent peut se cultiver au fil des années des "règles implicites" sont, elles, connues des « pratiquants ». La volonté de provocation, d’impertinence ou d’interpellation est, prioritairement, sous tendue par une appréciation du cadre urbain, de ces failles et des surfaces (souvent vides et impersonnelles) disponibles au regard du passant. Si la « propriété » est bafouée c’est souvent parce qu’elle offre à la rue un tableau bien triste du bâti. Quoi de plus "plaidable" devant un tribunal que d'avoir  transformer un vieil enduit gris à l’angle d’une rue en un tableau vivant et coloré; les coutumiers des "travaux d'intérets généraux" connaissent ce qui peut influencer la clémence des jugesl.

Mais à Toulouse, dans nos quartiers il n’y a pas grand monde pour apporter au cœur de nos cités la connaissance de cet art et les quelques règles implicites de mises en oeuvre. Car il s’agit bien d’art où l’on parle « performance » pour relater un tag de qualité.

Malheureusement Place Marius PINEL, ce dimanche,  il ne s’agit que de dégradations gratuites. C’est le kiosque, fierté et symbole de notre quartier qui en a supporté principalement les conséquences. De simples figurines bleues qui maladroitement caricaturent leurs auteurs et où les plus racistes de nos contemporains pourront aisément trouver matière à commentaires haineux.

Quelques résidants ont découverts le passage de « l’équipe » dans leurs rues ; les tags sur les façades, sonettes et boîtes à lettres sont dénudés d’intérêts et n’existent que pour salir et provoquer. Reste à la ville, sur un budget toujours plus lourd, à faire passer ses équipes pour effacer ce qui n’est, in fine, que les traces d’un malaise grandissant du désœuvrement et de l’inculture.  

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Les pieds nickelés ont signé à l'encre bleue 

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