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Pourquoi ce blog ?

Comme beaucoup, j'utilise ce moyen d'expression pour communiquer sur des sujets qui me tiennent à coeurs.Un blog offre l'avantage d'être un vrai moyen d'échange car les propos qui y sont tenus peuvent être commentés par tous et je vous invite à user de cette possibilité.

En quelques mots : j'habite cette place depuis plus de 20 ans et suis triste de voir l'état d'abandon de notre quartier en général et de la place en particulier. Rien de vraiment concret n'a été réalisé durant cette longue pèriode. Les mandatures se succèdent sans qu'aucun élu n'est pris la dimension humaine et sociale de ce lieu.

Combien d'associations ont leurs sièges à la maison de quartier Jean Chaubet ?
Combien de visiteurs, de curieux, de sportifs, d'amateurs d'art, de théatre, de lectures, de pétanque nous font l'amitié de leurs visites sur cette place ? Combien d'enfants ont été scolarisés à Bonhoure ? Ont joués sous le kiosque ?
Il serait temps de faire de cette place un véritable espace de vie et de détente harmonieux et acceuillant.

J'ai donc décidé d' ajouter ma petite pierre numérique .
Merci à tous mes visiteurs de leurs curiosités et de leurs commentaires; ils sont un gage d'interêt.

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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 10:45

atelier1.JPGLa place Marius PINEL, au travers d'une vision quelque peu administrative (liée en particulier à des découpages électoraux) fait partie d'un territoire aujourd'hui baptisé par la commune secteur 4. 

A l'intérieur de ce secteur, pour être plus précis, et avec le respect dû à la poésie légendaire des services de l'urbanisme notre Place est identifiée dans le secteur  4.2.
En cliquant ICI vous découvrirez plus précisément ce secteur. Comme tous les secteurs de la ville il fait aujourd'hui l'objet de diverses "réunions de concertation" de la part des élus et des responsables du "Grand Toulouse".
Ces réunions ont pour but  de préparer (utilement) l'avenir urbanistique de la commune et de faire bénéficier les habitants d'une approche "négociée" des modifications éventuelles du tissu urbain de proximité.
Rien ne peut plus hérisser le poil d'un riverain que d'apprendre que sa rue va subir l'assaut des tractopelles...L'ouverture d'un chantier, à toute proximité de notre place, au 117 rue de la Providence en est un exemple concret. Le Permis de construire, accepté par la ville après une longue instruction du projet a fait l'objet de divers recours de la part des riverains.

Les griefs sont généralement toujours les mêmes ; nuisances visuelles, nuisances de circulation issues d'une trop forte densité de logements collectifs...Ces points de frictions sont souvent fondés mais, hélas, directement liés à l'absence de mobilisation de la part des habitants dans les phases préalables de révision des PLU qui rend les demandes ultérieures délicates au regard d’un plan d'urbanisme trop souvent établi en dépits des particularismes du terrain.


L'obtention d'un Permis de  Construire n'est que la conséquence directe du potentiel constructif d'une parcelle foncière ; ce potentiel est différent (hauteur et profondeur des bâtiments sur le terrain, densité de logements….) en fonction des zones du plan local d’urbanisme. Ce dernier est donc établi très en amont par les élus (par la délégation obtenu au travers des mandats...) et fige irrévocablement les capacités des parcelles.


Nous sommes actuellement dans une phase préalable à la révision du PLU (procédure administrative longue et caractérisée par une succession d’étapes complexes…). Il s’agit, pour TOULOUSE, d'une reprise en main du droit à construire après 5 modifications du PLU établi par les équipes DOUSTES-MOUDENC… (1)
 

 

Je suis particulièrement étonné du peu d'importance que suscite ce sujet dans notre quartier notamment au niveau des deux associations locales qui se targuent de représenter nos intérêts.  Je n'en veux que pour preuve l'absence de leurs représentants aux réunions préparatoires et en particulier au séminaire de réflexion organisée par les élus (en particulier J.Paul MAKENGO) le 1er octobre 2011.


Le compte rendu mis en ligne par la ville à l'issu de cette réunion importante est illustratif de ce désintérêt. Je vous laisse le soin de prendre connaissance de ce sujet en téléchargeant (format pdf) ce dernier et ainsi d'en analyser par vous même la portée.

Pour ma part je note, avec quelque étonnement, que l'atelier majeur portant sur l'urbanisme (atelier 1) était composé de 6 élus et 10 professionnels (représentants de promoteurs sociaux ou privés) directement dépendant du bon vouloir des premiers.

 

Face à ce groupe homogène et professionnel n'était présent qu'une représentante d'une association de quartier (association les amis du canton 7) et 15 habitants du secteur.
Sans mettre en doute la pertinence de ces derniers je note à la lecture du compte rendu un exposé  limité à des principes généraux dont, par exemple, la nécessité d'élargir les voies de circulation ou le devenir (toujours improbable) du CEAT.

 

Je note également que les « amis du canton 7 » communiquent avec les responsables de la mairie au travers de leurs sites (voir ICI) sur un certain nombre de points qui semblent avoir échappé à la vigilance des rédacteurs du CR "officiel".    

Naturellement, tout en reconnaissant la pertinence des demandes de cette association je constate qu’elles concernent prioritairement le secteur de la rue Louis Plana (l'on n'est jamais mieux servi que par les siens...).
 

A l’appui du mutisme des associations de notre quartier…et sous le couvert de quelques réunions des services opérationnels de la communauté urbaine ce derniers seront libérés des contraintes des riverains et pourront faire évoluer le droit à construire sur notre quartier selon leurs volontés.
 

Je remercie mes lecteurs de faire pression auprès de leurs associations afin de rendre les représentants des riverains vigilants au devenir architectural de notre quartier.


(1)    Les modifications ont lieues, en règle générale, tous les ans pour coller très précisément à l’actualité des demandes ou des adaptations souhaitées par les communes et les opérateurs). Les révisions sont plus rares et plus lourdes ; il s'agit de "modifications" mais en profondeur.

Par Marius - Publié dans : Agenda 21
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