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PLU3.JPGConcernant le quartier 4.2 nous pourrions nous accorder sur  les deux  points préalables suivants : 

1    Une obsolescence du secteur 4 et en particulier du secteur 4.2  liée à l’absence d’intérêt par le passé dans le cadre des 5 modifications antérieures du PLU.

2   Un accroissement constant des coûts résidentiels (taxes foncières, taxes d’habitations) sans amélioration notable des conditions de vie au quotidien.

 

 Les points qui pourraient utilement être examinés et sur lesquels il serait souhaitable de porter attention :

 

•    Une organisation des déplacements inadaptée
L'absence d'un PLU communautaire ne peut pas occulter les contraintes nouvelles liées au développement  du secteur Balmanais. Ainsi, le secteur 4.2  enclavé entre une ville-bourg en forte croissance (communes de BALMA ) comportant à son PLU l'extension de l’éco quartier VIDAILHAN (600 logements nouveaux+bureaux complétant les 400 logements du quartier CYPRIE) génère plus de 1500 véhicules en circulation potentielle dans le secteur 4.2 ; une traversée nécessaire vers la zone attractive du centre ville de TOULOUSE.

Ainsi  le secteur 4.2, faiblement équipé en transport en collectif, est caractérisé par deux corridors de circulation en croissance de flux sur ses voies principales (av. de Castres, av Jean Chaubet) ainsi que sur l'ensemble des voies parralléles (av. de la Gloire et rue Raymond Naves). Le secteur 4.2 présente toutes les caractéristiques d’un pôle de contrainte et de pollution (circulation et stationnement). Nous pouvons déplorer l'absence de propositions fortes au Plan de Déplacement Urbain dans le cadre du "bassin de mobilité".


•    De faibles gisements fonciers et des services publics carencés 
Sans ambition forte, la commune ne pourra pas faire face à l’adaptation nécessaire des services publics liés aux objectifs de croissance démographiques préalablement annoncés dans le SCOT (cf.flux migratoire constant/densification de l'habitat...).

 

Les délaissés permettant de "mettre à niveau" les équipements d'intérêts collectifs de proximité sont rares (et donc coûteux dans le cadre d’une éventuelle procédure d’acquisition prioritaire) . Il y a cependant des  terrains de l’état sur lesquels il importe d’établir, dès à présent, des classement en réserves foncières afin d’offrir à moyen terme des  aménagements à caractère public dont notre quartier fait cruellement défaut (mairie annexe par ex.).

Les  indécisions concernant le CEAT doit nous alerter sur les nécessaires  prospectives sur de le devenir  de la caserne PERIGNON.  


•    Un patrimoine historique, culturel et végétal menacé
Comme toute zone péri centrale,  le développement historique du quartier a laissé quelques rares «signatures architecturales» qu'il importe de préserver voir de réhabiliter.
 

Sans que la liste soit exhaustive le secteur possède des œuvres d’architectes reconnus comme les réalisations de J. MONTAURIOL (kiosque à musique place Pinel, l’école Jean Chaubet place V. BASCH…), les œuvres d’URBAIN VITRY (entrée du cimetière de terre CABADE), mais également des espaces à caractère scientifique comme l’observatoire de JOLIMONT.

 

Sans détailler ici, des éléments secondaires comme les lieux cultuels ou la trame verte de l’Hers (ceinture extérieure au quartier 4.2), ainsi que divers bâtiments (dont l'atelier et les productions en terre cuite de Giscard ) et lieu de vie  (le coeur commercial de la cité de l'Hers...).

 

Un recensement exhaustif est donc un préalable afin de déterminer précisément les modes de préservation dans le temps


    Quelques rares zones vertes constituées de délaissés, parcs, places et jardins.
La disparition programmée des pylônes de TDF sur les hauteurs de BONHOURE tout comme la récente reprise par la ville du Parc SACCARIN offrent de rares opportunités de périmêtres à protéger avec la  réhabilitation et la mise en valeur des espaces verts. Il importe d’authentifier par classement ces sites,  et de sécuriser ces lieux de rencontre dans le cadre de la modification de révision du PLU .
 

A cela s’ajoute la nécessaire préservation et mise en valeur des espaces verts existants en cœur de quartier trop longtemps négligés (place Marius PINEL, Place Victor BASCH, Place Suzanne BUISSON, Jardin de l’Observatoire et cimetière de Salonique). Ces fragments de paysage présentent une cohérence morphologique et correspondent a des entités urbaines à protéger distinctement par inscription.


•    Un affaiblissement de l’appareil commercial de proximité
Face à un accroissement (constant) de la population du quartier l’on note la disparition progressive des commerces de bouches et d’artisanat au profit des seules banques et agences immobilières.  Les contraintes de stationnement, les difficultés de cheminement piétonnier incitent les riverains de notre quartier à l’accomplissement des courses dans les  zones périphériques (ZAC St Orens et ZAC Gramont) sans autre moyen de déplacement que la voiture. Les commerces  du quartier souffrent de cette situation et ferment progressivement  malgrès la création de logements collectifs nouveaux à proximité.

Ce constat est contradictoire avec les volontés exprimées en introduction du PADD (moins de voitures/diminution de 20% du gaz à effet de serres et proposition de déplacement alternatif…)

Il importe de réhabiliter et préserver le vie de proximité, par une limitation des changements d’affectations des fonds de commerce comme l’y autorise le PLU et par un traitement adapté à la reconstitution d'une "centralité" de quartier.

 

Il appartient au PLU  de privilégier une centralité au niveau de l'av. Camille PUJOL par un plateau piétonnier ( zone de rencontres 20kmh)  comportant des aménagements adaptés à sa vocation commerciale en privilégiant les modes de déplacements doux (avec  zones de stationnement des vélos, calibrages des trottoirs innervants le secteur) afin  de reconstituer  un coeur de quartier appaisé.


•    Un réseau de transport urbain inadapté
 Une ville maîtrisée vise a  privilégier la densification à proximité des réseaux de transports collectifs afin de constituer une structure homogène et favoriser la fluidité vers les diverses zones qui l’entourent.

Face au développement exponentiel proposé au niveau des secteurs périphériques (cf. Cyprié/Vidaillahan/Balma zone du Tucard/Saint Orens), face également aux volontés exprimées dans le PADD et le SCOT (augmentation sensible des habitants sur  la commune de Toulouse intra muros qui se traduit par des autorisations à construire à plus forte densité), la CUGT et TISSEO se doivent de réviser le maillage de transport proposé.

 

Les voies existantes (av de Castres et av Jean Chaubet) ne sont que des axes encombrés et dangereux. Ces deux voies mériteraient un traitement en séquence sur leurs longueurs (zone 30, zone de rencontre, dépose minute...) afin d'en limiter sensiblement la dangerosité.

 

Les propositions du PDU actuel ne répondent que très partiellement aux besoins sectoriels ; par négligence et absence d'adaptation aux flux  notre quartier risque…l’aphysie. 

 

La création d'un pôle d'échanges intermodaux, la mise en oeuvre de transport alternatif, le traitement séquentiel des axes principaux, tout comme la constitution d'un parking silo à proximité de la ceinture de l'Hers sont à programmer au PLU/PDU. 

 


•    Une dégradation des espaces publics et para publics

•     Un appauvrissement de la vie du quartier
Les espaces publics, faiblement mis en valeur, ont trop longtemps fait l'objet de négligence.

L’absence de cohérence dans les aménagements de ces espaces  (éclairage anarchique au delà de l'avenue de Castres, sécurité diurne contestable, entretien négligé en raison de difficultés d'accés…), mais également  l’absence de classification à l’inventaire  rendent les riverains aveugles devant les potentialités et l’histoire du quartier.

Il importe d’inventorié les bâtiments publics et privé à valoriser et de les sortir de  l’indifférence  par une mise en valeur progressive (éclairage adapté, réhabilitation, suppression des pollutions visuelle comme, par exemple, les panneaux d'affichage, les barrières de sécurité et un mobilier urbain trop souvent dégradé ou obsolete…).

 

 

 

En conclusion, Il y a lieu de suivre avec attention les procédures intermédiaires de concertations (séminaires, réunions, commissions de quartier)  par les quelles les usagers et les résidants sont en mesure d’exprimer leurs volontés et leurs réserves. La qualité résidentielle du secteur en dépend.

 

Sur la procédure : Il est à noter que dans les rapports antérieurs, les commissaires enquêteurs, ont informés les pétitionnaires du caractère  trop confidentiel des annonces publiques obligatoires.Afin d'éviter les ecceuils liés à ces procédures il importe aux responsables d'établir la liste des lieux d'affichage sur notre secteur.

 

 

La mise en place de réunions, de compte rendus intermédiaires, d'informations au travers des divers sites de la Mairie du SMEAT, de TISSEO ou de la communautés urbaine reste  suffisamment confuse pour justifier d'une veille active ainsi que de la participation croisée de tous les interressés. 

 

En l'absence de possibilité de contribution directe sur le site officiel de TOULOUSE ce blog est ouvert aux remarques des lecteurs.
 

 

 

Amis lecteurs ce billet est précédé d'une présentation de la procédure de mise en place du PLU modifié; je vous invite à découvrir ICI

 


Calendrier-revision-PLU.JPG

Tag(s) : #Actualité

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