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 disque-bleu.JPGJ’ai précédemment exprimé mon point de vue concernant le stationnement dans nos quartiers (ici) et le PDU de Toulouse (ici et  ).

La réunion du 18 octobre semble avoir soulevé un certain nombre d’oppositions plus ou moins fondées aux propositions de l’équipe municipale. N’ayant pas assisté à cette réunion il m’est impossible d’en restituer le contenu exact si ce n'est de constater une hostilité grandissante au travers de vos commentaires sur ce blog.

  Pour aller un peu au-delà du simple débat sur l’opportunité d’un nouveau secteur de stationnement à péage je souhaite élargir le sujet  au champ (plus large) des objectifs de l'équipe municipale en place en matière d'organisation urbanistique de la communauté urbaine.

Le PDU , aujourd'hui validé  tend à soutenir la politique (légitime) du développement du transport en commun sur Toulouse tout en négligeant les besoins de la première couronne.L’on ne peut qu’approuver les critiques des commissaires enquêteurs et leurs souhaits de voir  poursuivre les efforts communautaires afin d' amplifier l'organisation des déplacements entre des bassins d’emplois trop souvent éloignés des zones résidentielles.

Souhaiter la réussite des objectifs municipaux implique, pour les résidents de Toulouse (intra muros)  l’immobilisation plus soutenue des véhicules  « résidentiels » ; en effet, l'utilisation de transport en commun limitera les déplacements quotidiens mais n'exonèrera pas le Toulousain de l'usage de sa voiture en période de loisirs. Il s'agit d'une alternative économique peut être opportune, en aucun cas d'une obligation (nous sommes encore libre de nos choix).

Ainsi la rotation au point de stationnement devient plus espacée  mais elle ne restreint pas le nombre de propriétaires de véhicules . Toutes les cités ayant développé des transports en commun efficace constatent de cette difficulté.

Zone-cible-stationt-payant.JPG

 

  L’enquête réalisée par la ville pour le quartier 4.2 est limpide ; le stationnement résidentiel occupe à lui seul 70% à 80%  des places autorisées (en zone rouge sur la carte) et limite les opportunités de stationnement pour les visiteurs.  

 

D'autre part, même si elle favorise un stationnement à moindre coût la carte de stationnement résidentiel n’a jamais libéré de places supplémentaires en secteur autorisé (voir les 3 catégories de secteurs) ; elle offre juste l’avantage d’éloigner les véhicules ventouses…qui migrent dans des zones moins hostiles.

 

A ce stade j’alerte mes amis de la Place Marius PINEL et des rues amont qui, selon le schéma proposé, deviendra irrévocablement un site privilégié au stationnement des véhicules parasites ; voilà pourquoi il me semble important de s’opposer à la limitation du zonage du stationnement payant rue de la Providence (voir carte).Typo stationnement quartier 4.2

Il y aura, en effet, un déplacement naturel d’un nombre grandissant de véhicules ventouses dans notre secteur. Ainsi, je considère que, dans le cas de persistance des élus,  la zone résidentielle doit être porté à l’ensemble des quartiers de faubourg  jusqu’à la ceinture du boulevard d’ Atlanta.

   je ne peux fermer ce chapitre sans rappeler l’existence d’un Disque Bleu aujourd’hui réactivé au profit de quelques quartiers privilégiés ; ainsi, les résidants et leurs visiteurs sont exonérés de tout nouvel impôt (je précise qu’à Paris les résidents ne paient que ce qu’ils consomment et utilisent une carte gratuite pour se différencier des visiteurs. La mairie de Toulouse a choisi de faire payer arbitrairement le même tarif pour les résidents permanents et les temporaires).

Je terminerais en vous rappelant que ce sujet ne trouvera réellement sa place dans le règlement urbain que s’il est complété par les objectifs suivants :

  • Parkings silos : tout comme à Nantes la mise en place de parking silos dans les zones faubourg en voie de densification est la seule façon de soutenir une politique de stationnement des visiteurs (1) à proximité du cœur de ville
  • Parking de périphérie : tout comme à Bordeaux la mise à disposition des parkings de périphérie (en particulier à proximité des facultés de PESSAC)  est complétée par un ticket unique permettant aux visiteurs de la cité bordelaise d’utiliser gratuitement les transports en commun (1 AR) de la cité sur la foi de son stationnement (1)
  • Parkings individuels : L’obligation d’un seul et unique stationement individuel au règlement du PLU pour la création d’un logement nouveau est un non sens. Tout comme pour le logement social (qui impose aujourd’hui 25% de logements sociaux dans nos collectifs) il devrait y avoir obligation de constituer un quota complémentaire de 30% de parkings visiteurs pour chaque permis de construire accordé sur nos faubours (1)

  

(1)  Naturellement il faut pour cela un plan de déplacement et un plan local d’urbanisme cohérent et ambitieux (nous n’en sommes pas là).

Tag(s) : #Agenda 21

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